Un dynamisme digital breton qui remet en cause l’hégémonie parisienne !

L’écosystème digital breton 2018

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Un dynamisme digital breton qui remet en cause l’hégémonie parisienne !

Il y a un an, l’équipe de la West Web Valley et ses partenaires se lançaient un défi : « Créer une infographie de l’écosystème digital breton (à 5 départements, évidemment !)». L’idée était de gagner du temps lors de nos rencontres avec les startups car la question qui revenait le plus régulièrement était: « Est-ce que vous pouvez m’expliquer qui fait quoi ? » . Pas simple de répondre à cette question et pas évident d’être exhaustif, mais cette initiative fut globalement bien accueillie par les « faisoux » du numérique (laissons de côté les quelques « disoux » grincheux).

 

Un écosystème exemplaire et en croissance

Les trois French Tech du territoire (FrenchTech Brest+, Nantes Tech et la FrenchTech Rennes Saint-Malo) confirment leur rôle de points d’entrée incontournables pour toutes personne ou structure souhaitant avancer dans le digital. Frédéric Nicolas, Adrien Poggetti et Stanislas Hintzy, les 3 patrons des FrenchTech de l’Ouest et leurs équipes ne manquent pas d’idée pour animer leur territoire respectifs en trouvant de nombreuses complémentarités (Nautic startup, startup à l’ouest, événement RH à station F…).

Autre motif de satisfaction 2018, et non des moindres, nous continuons de constater l’essor de nombreuses initiatives privées sur l’ensemble du territoire et l’arrivée de nombreux talents venant des autres métropoles.

Le millésime 2018 de notre cartographie présentent deux types d’acteurs absents l’an dernier : les influenceurs et les organismes de recherche.

 

Des influenceurs de poids

Les influenceurs sont ces figures tutélaires qui inspirent fortement un écosystème. C’est notamment le cas des frères Guillemot. Les fondateurs d’Ubisoft continuent de marquer des millions de gamers au travers de leurs nombreux jeux vidéos mais ils font bien plus. L’un d’eux, Christian Guillemot, élu dans la petite commune de Malestroit, continue d’animer et d’aider les porteurs de projet avec son incubateur, la Nurserie.

D’autres personnalités orientent l’écosystème vers l’international, à l’instar de Kwame Yamgnane, DG adjoint de l’école 42 dans la Silicon Valley originaire de Saint-Coulitz (29), ou encore de Yann Le Cun, le patron de l’intelligence artificielle chez Facebook qui n’a pas manqué en 2017 de passer faire un saut dans sa région de cœur.

Sur le territoire breton, il est fréquent de croiser des speakers comme Daniel Gergès, Stephane Schultz (15 marches), Quentin Adam… ou d’autres à la manœuvre sur l’organisation d’événements (TedX, DigitalTech, Connect’in Lorient…) comme Aymeric Poulain Maubant (Nereys), Com&Médias, Xavier Debontride (Journal des entreprises)…

Il est fort à parier que cette « ligne de métro » prennent de l’ampleur à l’avenir et que de nouvelles stations y voient le jour.

 

Enseignement et recherche, la force du territoire

Un haut niveau de formation est un élément essentiel pour qu’un territoire innove à moyen ou long terme. Concernant l’enseignement du développement informatique, le dispositif « grande école du numérique » continue d’irriguer le territoire et forme les futurs talents : code.bzh, Digiskol, UBO Deust TMIC

Au niveau des écoles d’ingénieurs, le numérique est aussi devenu le maitre-mot. Beaucoup d’entre elles lancent leur incubateur et/ou accélérateur afin de rester dans la course comme l’ENSTA avec son ENSTArtup (Brest). Nous pensons que les rapprochements entre formations et entreprises et le croisement de filières feront éclore des porteurs de projets de haut niveau tant attendus par les startups et les entreprises.

Nous avons également rajouté une ligne de métro « recherche » qui est à la base de quelques projets de startups. Forcément, pas encore suffisant à notre goût. Les innovations de rupture se font encore rares et les chercheurs ne sont pas encore suffisamment au contact d’entrepreneurs pour acquérir la culture startup qui leur manque souvent, pour sortir de leur vision produit et aller vers le marché. C’est un des challenges à relever en 2018. A noter la présence des IRT B-com et Jules Verne dont le positionnement dans l’écosystème devrait s’éclaircir en 2018.

 

Startups : toujours plus nombreuses à être dans une zone grise

Nous avons doublé le nombre de startups présentes par rapport à l’année dernière. Malgré cet effort, cette liste d’une cinquantaine de startup est bien entendu non exhaustive. Nous dénombrons un peu plus de mille startups (ou projets de startups) implantées sur le territoire. Les champions de l’année dernière restent champions : RegionsJobs (Rennes, numéro 2 national, 3 millions d’utilisateurs, 200 salariés) iAdvize (Nantes), Klaxoon (Rennes), Advalo (Rennes), Immo-facile / aC3 (Brest), Lengow (Nantes), Camping & Co (Saint-Malo), Allovoisins (Nantes / Brest), CHR Numérique (Brest)…

Nous devions forcement rajouter le grand champion caché français de l’IoT : le costarmoricain Actility (70 millions d’euros levés) qui vient d’être doublé à la dernière minute par la startup brestoise de Jean Chaoui, Imascap qui vient d’être vendu à Wright Medical Group pour 88 millions de dollars. A noter aussi l’intégration des pass FrenchTech boostés par le pôle Images & Réseaux : Cailabs (Rennes), Apizee (Lannion), Telecom Santé (Rennes), Imeon Energy (Brest), Energiency (Rennes)…

Mais que devient la masse des startups cachées derrière ces champions : vous remarquerez que nous avons dû en supprimer certaines de l’infographie de l’année dernière pour en ajouter de nouvelles prometteuses. Toutes ne se mueront pas en porte-drapeau du territoire malgré les talents qui composent ces structures. Plus de 30% des startups sont dans une zone grise où se pose l’éternelle question : dois-je continuer à être résiliant ou dois-je rejoindre ou basculer sur un autre projet ? C’est un sujet à traiter sur 2018. Accélérer l’échec pour accélérer le rebond.

 

Accélérateur / incubateur : à la recherche de nouveaux modèles

De nombreux dispositifs ont fait leur apparition quasi essentiellement du côté de Nantes : Imagination Machine, Maia Mater, ADN Booster, 1kubator (Nantes et Rennes)…

D’autres ont confirmé la pertinence de leur modèle comme OFF7 de Ouest France, l’accélérateur de la West Web Valley, le programme Ouest Startup de la FrenchTech Brest+ ou encore le Booster de la FrenchTech Rennes Saint-Malo… Certaines initiatives privées reposant sur des socles moins aboutis commencent à voir les limites de leur modèle.

Côté coworking, tous les espaces ne perdureront pas malgré la nécessité de ces tiers lieux. A noter, l’initiative remarquablement bien ficelé de la Colloc’ à Lorient. En moins de 2 ans, cet espace de travail collaboratif de 1400 m2 a su rapidement trouver son modèle économique avec ses 320 membres. Après Rennes, la Cordée s’est également implantée à Nantes et profitant de son expérience rhône-alpine ambitionne toujours de mailler le territoire.

 

Association et organismes publics : le ciment nécessaire

Des pôles de compétitivités au CJD, en passant par Atlangames ou encore le réseau entreprendre… Tous ces acteurs participent à la vitalité de l’écosystème. Ils se réinventent fasse à l’agilité des structures privés qui viennent les chahuter dans leur quotidien. Citons par exemple, les travaux remarquables des équipes des sept technopôles de Bretagne omni présentes dans les dispositifs Frenchtech, dans l’organisation d’événements ou l’orientation des porteurs de projets vers des dispositifs publics ou privés…

 

Entreprises en transition numérique : toujours plus nombreuses !

Elles ne sont désormais plus surprises lorsque qu’un porteur de projet vient les voir pour leur proposer un POC. De plus, elles sont également moins réticentes à ce que ce dernier soit payant.

Nous avons un cas d’école sur le territoire : il s’agit du Crédit Mutuel Arkéa. C’est un exemple dans l’univers des FinTech. A l’échelle d’une banque, sa taille réduite (9000 collaborateurs) permet encore d’être agile depuis la pointe bretonne. C’est cet acteur bancaire qui a lancé la banque en ligne très tôt avec Fortuneo et qui a cru dans le fonds ISAI dès le début lui permettant de se nourrir de ces rencontres. Le rachat en 2015 de Leetchi / MangoPay fut un déclic, les prises de participations ou les POC s’enchainent tous les mois insufflant la culture startup auprès des collaborateurs : Pumpkin, Younited Credit, Yomoni, Bankin, Fluo, Grisbee, Masuccession.fr, Kengo

 

Evénements : vers de plus en plus de professionnalisme et de rayonnement à l’échelle nationale

Commençons par le petit nouveau mais néanmoins prometteur, « Inbound Marketing France » qui aura lieu le 31 janvier 2018 à Rennes. L’ambition est de créer le 1er évènement Inbound Marketing francophone et international avec des intervenants de qualité, des workshops et une programmation bien ficelée…

Une semaine après, le 8 février, à Brest, se déroulera la seconde édition des West Web Awards qui récompensent les talents du digital breton. Les candidature sont ouvertes jusqu’au 24 janvier. La première édition avait récompensé douze talents devant plus de 300 personnes.

Les événements qui ont façonné le territoire continuent de se développer et de s’imposer sur la scène nationale : Web2day (5000 visiteurs), West Web Festival (800 personnes / 25 000 en streaming) durant les Vieilles Charrues (280 000 festivaliers), Digital Tech (Rennes – 600 personnes), Start West (30 fonds présents)…

Les formats décalés comme « Startup on the Beach » et « Ticket To Pitch » confirment leurs bons positionnement et leur singularité sur le territoire.

 

Financement : les bons projets trouvent facilement de l’argent

Aujourd’hui, la chaine du financement est totalement couverte localement pour des tickets allant de quelques K€ à 3 millions d’euros.

Les business angels continuent d’oeuvrer et a être un maillon indispensable de la chaine de financement. Les entrepreneurs en devenir ont la chance de les côtoyer facilement: ABAB, Breizh Angels, Logoden, …

Comme sur le territoire national, le financement alternatif prend son envol avec de nombreuses plateformes bretonnes : options.bzh, Gwenneg, we do good, Kengo, Finple… Nous pensons qu’une consolidation arrivera dans les prochaines années.

Les capitaux-risqueurs sont en ordre de marche et ont plaisir à co-investir ensemble : Nestadio, Fair West, Go Capital… La West Web Valley continue de dénoter dans cet univers. Les porteurs de projets peuvent pousser sa porte dès l’idée pour de la pré-accélération ou lorsque la startup à ses premiers KPI. A ce stade, c’est le fonds de 35 millions d’euros qui est activé avec des montants allant de 100 K€ à plus d’un million d’euros (et jusque 3,5M en tout, réinvestissements compris). De plus, il accède à plus de 300 K€ d’avantages auprès de ses partenaires (AWS, OVH, Microsoft, MangoPay…), à une centaine de coachs thématiques et au réseau du West Web Festival. A ce jour, c’est une dizaine de startups qui en ont bénéficié (Advalo, Energiency, Inlead, Kepler soft, Air Affaires…). Pour les porteurs de projets non intégrés au dispositif, une nouvelle offre a été mise en place, startup-box.io, la première marketplace dédiée aux services pour les startups : des offres packagées auprès des meilleurs partenaires et à des tarifs négociés par la West Web Valley.

 

La densité de ces acteurs, la facilité d’accès aux équipes de la BPI, la qualité de vie et le bien-être au travail font sans nul doute, l’endroit idéal pour travailler dans le digital et l’innovation.

C’est le moment de passer à l’ouest !

 

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Annexe : Rappel de la cartographie 2017

  • left-accelerateur

    Accélérateur privé
    de startups d'ambition
    internationale

     

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  • right-fond

    Fonds
    d'investissement
    dédié à l'amorçage

     

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