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Ceux qui feront le digital breton et nantais en 2019

Déjà 4 ans que cette cartographie circule sur les réseaux (plus de 100 000 vues l’année dernière) et décore quelques centaines de bureaux Bretons et Nantais. Pour certains, véritable boussole lorsque l’on débarque sur le territoire et pour d’autres, c’est un véritable challenge d’y figurer…

Au fil des années, cet exercice devient de plus en plus complexe. Alors un grand merci à la centaine d’oreilles d’amis trainant dans de nombreux cercles afin de nous faciliter la tâche.

Avant de rentrer dans le dur, nous souhaitons partager cette bien belle anecdote que nous avons reçue l’année dernière d’un certain grincheux dénommé Cyril D. : «  90% de la carte aura disparu d’ici un an. Vu la qualité de celle-ci je pense qu’on n’en sera qu’à 80% ce qui est déjà bien ». A la West Web Valley, nous adorons les visionnaires…  Ceci dit, nous ne pouvons pas être en total désaccord car « oui », il y a eu de la casse mais pas à cette hauteur ? Explications :  

DE START-UPS À SCALE-UPS…

Point positif, le Rennais Matthieu Beuchet avec sa Scale-Ups Klaxoon (230 personnes) ainsi que le Nantais Julien Hervouet avec iAdvize (200 personnes) inscrivent leur nom dans le Next40. Le nouveau dispositif mis en place par Cédric O pour développer au plus près 40 startups en hyper croissance. Notons que sur les 40 startups du classement, seule 5 sont basées en région et nous en comptons déjà 2 sur notre territoire. 80 autres startups compléterons ce classement avec le FrenchTech 120. Résultats attendus début 2020 et nous espérons découvrir dans ce classement CHR Numérique / Epack hygiène (200 personnes à Brest) ainsi qu’Actility (Lannion) avec sa levée de 70 millions d’euros en 2017. D’autres startups comme EcotreeFamileoAdvaloHoppenGuest SuiteAkeneoShopopop… seront certainement aux portes du classement. Pas si simple d’y figurer, il faut tout de même réaliser plus de 3 millions de CA ou avoir fait une levée de fonds significative.Concernant nos filières d’excellence comme l’agriculture, une belle dynamique commence à se dessiner avec des startups comme CopeeksTibotWeenatCaloporcDilepix… Les fondations pour la filière maritime et la cyber-défense sont ancrées depuis quelques années.A l’opposé, toutes les startups bretonnes et nantaises n’ont pas connu ce type de traction. L’aventure entrepreneuriale n’est pas un long fleuve tranquille pour des centaines de startups du grand ouest. Après une vague de création en 2015/2016 sur l’ensemble du territoire, beaucoup ont été liquidées en 2019 : Keople, MyMovieUP, Data2B, Eqwall, Rosalie Life, Chipili, Around innovation, Tech4Race, Abibao, Argos VR Systems… Malheureusement, l’année 2020 devrait être sur le même volume de dépôt de bilan.Les raisons sont souvent dûes à 4 facteurs :

  • Attelage incomplet (manquant soit d’un CTO ou d’un business developer avec un véritable réseau),
  • Profondeur de marché insuffisante,
  • Ecoute partielle des dirigeants auprès des structures les accompagnant (disparité de niveau assez important sur le territoire),
  • Energie mise sur une levée de fonds plutôt que sur la commercialisation de la solution.

Tout ceci correspond à des cycles, les startups bretonnes et ligériennes s’inscrivent dans la même mouvance que les autres Frenchtech.A noter que de nombreux CEO et leurs équipes ont déjà rebondi dans d’autres aventures du fait de leurs savoir-faire et surtout de leurs savoir-être. Le sujet du recyclage des talents devrait être une priorité à travailler sur 2020.

FINANCEMENT : LES VANNES TOUJOURS OUVERTES

Des dizaines de startups ont sombré. Alors est-ce la faute aux financeurs ? 
Le paysage évolue peu depuis la réalisation de cette cartographie. Sur 2019, les Business Angels sont peut-être un petit peu moins présents malgré la loi de finance. En revanche sur les années précédentes, nous observons que les Breizh Angels ont sacrément joué leur rôle et commencent heureusement à récolter de belles plus values (à corréler au taux d’échec encore élevé). Point de vigilance tout de même concernant certains signaux faibles où des deals n’ont pas aboutis dû à la « gourmandise » de quelques  BA. Côté fonds d’investissement, les dealflows sont encore bien fournis, la sélectivité toujours aussi présente (1% des dossiers en moyenne financés). Le phénomène que nous constatons est l’arrivée des dossiers non closés par les fonds sur les plates-forme comme Gwenneg ou  MyOption.co d’Asteryos. A noter le fort taux de succès du groupe Asteryos avec Melyad (99% de succès), Byzence (30 millions d’euros levés), Myoptions (3 millions d’euros levés).A signaler que les différentes banques du territoire jouent bien leur rôle dès que BPI tamponne le dossier. 

ACCÉLÉRATEUR / ACCOMPAGNATEUR : LA MUTATION CONTINUE

Comme pressenti l’année dernière, les accélérateurs privés tirent la langue et tentent de se réinventer ou de migrer vers un modèle encore plus immobilier. Malgré les excellents résultats de leur programme d’accompagnement, nous observons notamment que le Startup Palace (Nantes) accélère encore plus fort avec la création du « Palace ». Ce mini « Station F » ouvrira ses portes et ses trois niveaux de bureaux début 2020, place Graslin. Ce nouvel espace de coworking veut devenir la nouvelle maison des start-ups, investisseurs et des équipes d’innovation des grands groupes. Ils ouvrent leur capital aux entrepreneurs locaux, prêts à s’engager auprès des résidents. Les PDG des fleurons locaux du numérique, EPGuest SuiteBeappWest Web ValleyBimediaClever cloud ont déjà répondu présents.The Corner à Brest a également ouvert un second espace sur Landerneau. A contrario, la partie « accélérateur de startups » et investissement semblent abandonnée. A l’inverse, Rob Spiro continue d’apporter sa « Secret Sauce » américaine et fédère autour de son accélérateur des porteurs de projets qui ont comme dénominateur la « Tech For Good » : Vite Mon MarchéJhoBeem… Imagination Machine a d’ailleurs perçu le dernier ticket du fonds FrenchTech Acceleration d’un montant de 3 millions (16ème prise de participation sur plus de 300 demandes).La « revanche » des structures publiques (notamment les technopoles) est enclenchée depuis quelques mois avec beaucoup d’agilité. En novembre 2019, Bpifrance, la Région Bretagne et les 7 Technopoles de Bretagne ont lancé Boost’Up Bretagne, un programme d’accompagnement d’entreprises innovantes en Bretagne.  16 entreprises intègrent la première promotion de cet accélérateur (ApizeeEntechSteeplehoppen…).A noter également l’arrivée de l’entrepreneur influenceur Daniel Gergès (originaire du Finistère)  à la tête du Poool. Choix évident au vu de la richesse de son parcours de vétéran du digital breton (Wokup, weem, la cantine de Rennes, Sage, Silicon B, West Web Awards…)Les banques continuent à peaufiner leur positionnement avec une certaine singularité : d’un côté Bressst d’Arkea se positionnant sur la création d’une filière d’excellence dédiée au développement et à l’accompagnement de Fintech. De l’autre côté, le Village By CA maille le territoire de façon plus généraliste avec une présence sur Brest, Rennes, Vannes, Nantes et Saint-Brieuc.

EVÉNEMENT : STOP OU ENCORE ?

Sur le territoire, il existe depuis des années de nombreux Meetup dédiés aux Tech, aux designers, aux CFO… De façon assez surprenante, il existait assez peu de rencontres pour les CEO et  Business developper à l’exception de rencontres ponctuels comme par exemple Ticket To Pitch (FT Brest+) ou Market Pitch (Le Poool). Des « Startup Business Club » ont vu le jour fin 2019 sur le territoire :  Brest, Rennes, Nantes, Saint-Brieuc et même en Vendée. Le principe est simple, l’objectif est de décupler son business en signant rapidement de nouveaux clients grâce aux recommandations. Les startups se rencontrent tous les mois et se recommandent mutuellement leurs clients au travers de l’application scaleups.appMais l’événement le plus surprenant de cette année est qu’il n’y aura pas de Web2Day en 2020. Ce dernier reviendra en 2021. L’explication officielle reçu par mail est « l’équipe souhaitait sortir de sa zone de confort en proposant quelque chose de nouveau ».Le West Web Festival continue sur sa lancée avec sa 7ème édition. Adossé au festival des Vieilles Charrues, cet opus devrait être rapidement complet notamment avec la présence de Céline Dion le jeudi 16 juillet ? Le pari se révèle être payant avec cette singularité mêlant Web, business et musique. Il se murmure également qu’une grande partie des CEO du NEXT 40 ainsi qu’un ministre pourrait être du côté de Carhaix cet été.La Digital tech couplé aux Trans Musicale a connu une belle 3ème édition en déménageant au Couvent des Jacobins (tout comme « inbound Marketing France » qui continue de progresser).Du côté de Quimper, seconde édition réussie en novembre pour Digital Inspirationnel. C’est une conférence (format du type TED) d’une journée pendant laquelle les fondateurs et managers d’entreprises bretonnes partagent de manière inspirante, dynamique et concrète l’intégration réussie du digital au sein de leurs structures.Côté détection de talents, les West Web Awards jouent leur rôle avec notamment la découverte d’une jeune femme de Combrit, Inès Le Bihan, aujourd’hui designer chez Facebook en Californie (et vue sur la scène du West Web Festival 6 mois plus tard). Pour participer à la 4ème édition : www.west-web-awards.fr

ENTREPRISE EN TRANSITION NUMÉRIQUE : CA S’ACCÉLÈRE AVEC UNE MULTITUDE DE PRESTATAIRES

En 2019, Karine Sabatier a mis fin à l’aventure du Shift.  Son but était d’accompagner des équipes et des dirigeants dans des transformations numériques complexes. Elle a rebondi dans la belle ESN Zenika avec le programme DIVE et sa DIVE Academy. La promesse est de réaliser des plongées inspirantes dans l’innovation produit et l’innovation managériale pour transformer les organisations. Vraiment malin et agile de la part ce cette ESN pour séduire les belles ETI du territoire.Nous avons pu également constater des rapprochements entre acteur à l’instar de 6TM (Rennes) et d’Hegyd (Angers) ou encore entre les brestois de Beable et ZIP (créé en 2002 par l’auteur de cette cartographie). Le marché est en train de se consolider pour peser face à des acteurs comme SIIInfotelAtos… D’autres fusions/absorptions devraient voir le jour cette année.Avez-vous remarqué le nouvel axe en parallèle de celui des ESN ? il s’agit de toutes ces structures de services aidant les startups à se développer plus rapidement. C’est un début de sélection, c’est imparfait. Citons Imago, lancé par Benoit Morin qui se propose d’aider au développement commercial et marketing (étude de marché, direction commerciale et marketing externalisé, chasse d’affaires…). Côté RH, la cartographie aurait été incomplète sans Happy To Meet You de François Gougeon et Florent Letourneur.Côté hébergeur et infrastructure, nous avons décidé également d’en positionner quelques uns par rapport à leurs engagements dans l’écosystème : OVHBretagne TelecomAstenXankom…Concernant les entreprises en transformation numérique, soulignons le rachat de la startup SEED par la coopérative Le Gouessant. La fusion des Coop Triskalia et Daucy donnant naissance à Eureden qui compte donner un gros coup d’accélérateur cette année en collaborant avec de nombreuses startups.Côté banque, belle performance pour la filiale MAX d’Arkea lancée il y a 2 ans et qui a dépassé les 100 000 utilisateurs. Notons l’arrivée de Figaro Classifieds sur le territoire nantais ainsi que l’implantation des écoles Microsoft AI (avec Simplon) à Nantes, Rennes et Brest. 

ENSEIGNEMENT ET RECHERCHE, DÉMYSTIFIONS !

Nous constatons 2 points. Le premier point est qu’il y a assez peu de startups trouvant un modèle économique viable qui sortent actuellement des labos de recherches. Le second point dans la même lignée concerne l’étudiant créant sa startup. Ce cliché de l’entrepreneur typique de moins de 25 ans est au plus bas depuis 25 ans (-65% depuis les années 80).Deux mythes qui s’écroulent sur notre territoire.  Les études prouvent que l’âge moyen d’un fondateur de startup à succès est de 40 ans. Restons positifs, les nouvelles générations seront mieux préparées, mieux formées à créer des scaleups mais aujourd’hui statistiquement ce n’est pas le cas. Par contre, nous le répétons régulièrement, misons sur la diaspora bretonne. Ces bretons expatriés connaissent bien souvent d’excellents parcours et souhaitent revenir vers 40 ans entreprendre au pays. C’est l’une des clés pour le futur de notre écosystème, la région devrait s’emparer du sujet !

LES INFLUENCEURS DE PLUS EN PLUS NOMBREUX

C’est une nouvelle preuve de la vitalité de notre écosystème. La bretagne n’échappe pas à l’ère des Podcasteurs. Citons « Serial entrepreneurs » de François Allet ou  « Contrevent » créé par Simon Lefebvre qui part à la rencontre des entrepreneurs et artistes inspirants de l’Ouest de la France (Bretagne et Loire Atlantique). Déjà une dizaine de personnes se sont brillamment prêtés au jeu de façon assez intimiste comme Jean-Baptiste de Bel-Air, Quentin Adam, Vincent Roux, Dorothée Barth, Baptiste Jamin… Dans un style différent, « Disruption protestante » créé par Antoine Gouritin, est une immersion audio dans la Startup Nation pour comprendre les humains et les technologies sous le vernis de la « transformation digitale » et du franglais branché… Tout est dit et c’est à retrouver régulièrement sur Frenchweb ? Autre influenceur, Géry Bertrande de « je viens bosser chez vous », donne la parole à tous les acteurs d’une structure afin de véhiculer une image plus attractive. Avec son ton journalistique Gery parvient à capter les paroles des salariés, managers, dirigeants, associés, clients, investisseurs… Grâce à son travail et à sa communauté, il a été élu Breton digital de l’année lors des West Web Awards 2019.Nous avons également rajouté des personnes moins visibles mais sacrément influentes comme Laurent Buanec (DGA Twitter France), Guillaume Champeau (Qwantnumera.com), Arnaud Giraudon ou encore Michel Nizon… 

EN CONCLUSION

Jusqu’ici tout va à peu prêt bien ! Le Next 40/ CAC40 et le Frenchtech 120 ne doivent pas être les arbres qui cachent la forêt… Il existe de multiples collaborations fructueuses entre startups de « ligue 2 » et des PME / ETI du territoire. Et de votre côté, pensez-vous que le marché se retournera en 2020 ?

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